L’invitation au voyage
au coeur d’un trésor médiéval

Posée au coeur du plateau du Larzac,
la Cité de La Couvertoirade possède l’aura
de ces villages de légende
où s’entremêlent les tumultes de l’Histoire
et la beauté paisible d’une contrée préservée.
Ici, mille ans d’histoire vous accueillent.

Poussez les portes des remparts hospitaliers
et osez vous perdre dans les ruelles.
Découvrez le four banal, l’église,
l’unique château templier de France,
et la plus grande lavogne du Larzac.
Entre chantepleures et avaloir,
l’eau, or bleu du causse,
raconte l’histoire des habitants.
Là règne le pacte des pierres;
partout la lumière ardente de la mémoire
révèle des secrets remarquablement conservés.

Laissez-vous tenter par la sérénité des lieux
en dégustant les saveurs locales
à la terrasse des tavernes,
flânez d’échoppes en boutiques,
rencontrez les artisans et les habitants
qui parlent avec passion de leur
choix d’une vie particulière.
Promesse d’un voyage dans le temps,
au coeur de l’histoire templière et hospitalière
sur les terres mythiques du Larzac,
La Couvertoirade, reconnue comme l’un
des “Plus Beaux Villages de France”,
vous attend dans un territoire classé
Patrimoine Mondial de l’Humanité.

PLAN DE LA CITÉ

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A. La maison de la Scipione

Cette bâtisse date de la fin du XV siècle ou du début du XVI siècle, malgré un oculus réemployé indiquant la date de 1609. Elle est caractéristique des hôtels nobles de la fin du Moyen Âge. Le nom de cet hôtel provient de la veuve d’un certain Scipion Sabde, surnommée « la Scipione ». Sa position – contre le rempart et face à la porte principale du village – souligne l’importance qu’il dut avoir dès sa construction.

Laissé en l’état pendant des années, servant de bergerie, cette ancienne demeure devra attendre son rachat en 1982 puis des travaux d’aménagement et de restaurations effectués en 2005 pour retrouver la beauté de sa gloire passée.

Aujourd’hui, le point accueil se situe au rez de chaussée de cette maison (ancienne bergerie), le premier étage est occupé par une salle de projection où il est possible de regarder le film sur l’histoire de la Couvertoirade. Au second étage se trouve un espace d’exposition sur le patrimoine. Et enfin le dernier étage vous mènera au chemin de ronde.

Point Accueil et billetterie ”La Scipione”
12230 La Couvertoirade
Tel.: 05.65.58.55.59
tourisme@lacouvertoirade.com

Ouvert du 15 mars au 12 novembre
Visites guidées, audio-guides, accès remparts

1. Portal d’Amoun (Porte Nord)

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Haute de plus de vingt mètres, couronnée de mâchicoulis, la Tour Nord est une des portes d’entrée du village. Au rez-de-chaussée, entre les deux portes en arc brisé, deux archères-canonnières permettaient de surveiller les approches des remparts.

Dans une alcôve, au-dessus de la sortie, se trouve la reproduction d’une statue de Saint-Christol. Selon la légende, ce géant qui aidait les pèlerins en leur faisant franchir une rivière porta le Christ enfant sur ses épaules, d’où son nom (du grec christo-phoros : celui qui porte le Christ).

2. Hôtel particulier de Grailhe (privé)

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Cet hôtel particulier fut bâti au XVIIe siècle par Jean-Antoine de Grailhe.

Sa porte de style classique, est ornée d’un écusson, enfermant les armes parlantes de son ancien propriétaire: les deux oiseaux affrontés, juchés sur un arbre placé lui-même sur un lion et surmontés chacun d’une étoile, sont en effet des corneilles, « gralhos» en occitan.

Cette porte donne sur un escalier à la française.

Derrière cet hôtel, à l’extérieur des remparts, se trouve un parc privé, confirmant le prestige et la prospérité de la famille de Grailhe.

3. Four banal (privé)

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Ce four, dont l’origine remonte vraisemblablement au XIV siècle, a été utilisé jusque dans les années 1950. Le seul vestige d’origine du four est un arc brisé soutenant jadis la cheminée.

Il se compose d’une grande pièce par laquelle on entre, appelée le fournial. C’est ici qu’officiait le fournier, maître de cuisson et que babillaient les paysannes venues avec la pâte et les mets préparés à la maison.

Dans le fond de cette grande salle, sous la partie voûtée formant le bûcher, on entreposait le bois et les fagots servant aux cuissons. Séparée par un mur épais où se glisse une énorme cheminée, une seconde partie abrite, sous un toit en appentis, la voûte foyère de cuisson de plus de 2,50 m de diamètre. Un épais mur, dit « le cul de four » ferme le bâtiment qui donne sur la petite place.

Vous aurez sûrement la chance d’y rencontrer Thierry, l’actuel propriétaire de ce four. Il se fera un plaisir de vous conter l’Histoire, tant ancienne que récente, de son four à pain. Il utilise le four comme lieu de travail et y vend ses viennoiseries.

BOULANGERIE ARTISANALE
« Le Four Banal »
Thierry SAINT-ETIENNE
Tél.: 06.33.89.48.55

4. Barbacane (fortification)

rempart

Les vestiges de cette tour de de fortification laissent supposer qu’une enceinte extérieure entourait le château templier. Une porte était accolée à cette barbacane (à cheval sur les escaliers existant) : on distingue encore le trou barrier destiné à recevoir une poutre bloquant les vantaux de bois.

5. Église Saint-Christophe

Eglise

L‘église actuelle a remplacé l’ancienne église paroissiale du XI siècle, située à l’extérieur du village. Ce nouvel édifice participera à la constitution définitive d’un village.

Lors de l’édification des remparts, au XVe siècle, le chevet plat de l’église fera partie entière de la fortification. Une tour de défense sera également ajoutée au-dessus du chœur, mais devra malheureusement être détruite au XVIII siècle, représentant un poids trop important pour l’édifice primitif. Vous pouvez visiter cette église tous les jours du 15 mars au 11 novembre, aux heures d’ouverture du Point Accueil du village.

Particulièrement sobre et dénudée, l’église reçut de nouveaux vitraux et des œuvres. En 2005, deux artistes locaux, M. Baillon et M.Bris ont été mis à contribution, le premier pour l’ensemble des vitraux et le second pour les trois œuvres : une croix, une spirale et un cercle contenant l’alpha et l’oméga.
Tous sont visibles dans l’église.

En 2009, un habitant du village remplaça le chemin de croix existant en faisant don d’un nouveau, sculpté dans le bois par ses soins.

6. Cimetière

cimetiere

La particularité de ce cimetière très ancien est qu’il a été coupé en deux lors de l’édification de remparts en 1445, tout autre tracé étant jugé à l’époque « grandement préjudiciable et même inefficace ». Le muret actuel du cimetière, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des remparts, en porte témoignage.

Outre quelques tombes du XIX siècle, le cimetière présente aujourd’hui des copies de stèles discoïdales intéressantes. Les stèles discoïdales sont des monolithes d’assez faible épaisseur, plats, constitués essentiellement d’un disque porté par un pied aux dimensions très variables. Leur fonction réelle est aujourd’hui encore incertaine.

7. Portanelle (Accès Moulin)

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Cette petite porte dans le rempart permet d’accéder au don de l’eau et au moulin du Rédounel

8. Anciennes écuries (ruines)

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Écuries, bergerie, ou simple grange, la question reste ouverte. Une certitude cependant : ce bâtiment date de l’époque templière ; comme la château, il est fait de pierres de taille lisses et régulières

9. Don de l’eau

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Au-dessus du four banal, entre l’église et l’enceinte à sa gauche, un petit escalier grossièrement taillé dans le rocher mène à ce que l’on appelle le « don de l’eau ». Il s’agit d’un petit évier qui permettait en cas de guerre ou d’épidémies, de désaltérer pèlerins et autres voyageurs tout en maintenant fermées les portes du village.

A gauche de cet évier se trouve une très grande citerne nommée « les Conques » dont une grille ferme le puits d’accès. C’est l’humidité de cette citerne qui provoque l’apparition de mousses et lichens sur le mur intérieur de l’église.

10. Château (privé)

chateau

Le château templier a été édifié vers la fin du XII siècle sur le piton rocheux du village. Sa mission, jusqu’à l’édification des remparts au XV siècle, a été de protéger les habitants en cas d’attaque, en témoigne sa barbacane, cette enceinte primitive, ainsi que les vestiges d’une bretèche, situés au-dessus de sa porte d’entrée.

Cet édifice se divise en trois parties: une basse-cour, un corps de logis et un donjon.

En saison, le château templier qui est privé ouvre à la visite… Pour réaliser la visite payante du château, s’adresser sur place ou contacter la propriétaire :
Château : tél. 05.65.58.74.02 – Domicile : tél. 04.67.43.95.73

10. Gîte d’étape

Situé dans l’ancien presbytère, le bâtiment est classé Monuments Historiques.

Pour tout renseignement ou réservation:

Mathieu Grignon
Gîte de la Cité
12230 La Couvertoirade
Tel.: 06.01.81.94.18 ou 05.65.58.17.75

contact@gitedelacite.com

12. Place de l’ancienne lavogne

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A cet endroit se trouvait au siècle dernier une grande mare, nommée lavogne, destinée à abreuver les brebis. Celle-ci a été comblée et transférée à l’extérieur pour des raisons sanitaires.

13. Portal d’Aval (Porte Sud)

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La Tour Sud, tour carrée identique à la Tour Nord, s’est malheureusement effondrée, par manque d’entretien en janvier 1912. Depuis près de 80 ans, des travaux de réhabilitation et de restauration ont été entrepris, d’abord par un chantier de jeunes pendant la seconde Guerre Mondiale, puis en 2007 ; les travaux ont alors permis d’élever la tour à une dizaine de mètres de hauteur. Ce projet est toujours en cours, la volonté étant de remonter cette tour dans sa totalité.

14. Lavogne

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Cette mare pavée avait pour but la récupération des eaux de pluie du village pour abreuver les bêtes, le Larzac étant une terre particulièrement aride. L’eau s’écoulait dans les rigoles des rues – toutes en pente douce – du village, pour terminer sa course à la lavogne.

15. Moulin du Rédounel (Accès par la portanelle)

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Du haut de la colline du Rédounel, le moulin veille sur le village depuis le Moyen Âge. Nouvellement restauré sous l’impulsion de l’Association des Amis de le Couvertoirade, il a retrouvé ses ailes et pourra d’ici peu tourner à nouveau.

16. Chapelle Saint-Christol (ruines / privé)

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Accès difficile et non indiqué !

L‘église Saint-Christol, en partie ruinée, et située à 600 mètres à l’est du village, est le monument le plus ancien de La Couvertoirade. Malgré son état de délabrement actuel, elle a conservé quelques détails particuliers qui permettent de penser que sa nef, aux fenêtres à simple ébrasement, remonte au plus tard au milieu du XI siècle.

Elle présente des caractéristiques d’églises antérieures à l’an Mil, qui indiqueraient donc que la première construction daterait de l’époque carolingienne. La restauration de cette église est en projet.

LES REMPARTS

La cité de La Couvertoirade conserve l’intégralité de ses remparts, édifiés au milieu du XV siècle. Dès 1346, des « routiers » pillent le Larzac. C’est par crainte de ces bandes armées que les villageois demandent en 1439 l’autorisation de fortifier le village. La construction se poursuit jusqu’en 1445, sous la direction du maître maçon Déodat d’Alaus.

Cette muraille, de 420 m de long et d’1,30 m d’épaisseur, est percée par des archères et est surmontée d’un chemin de ronde, que vous pouvez encore parcourir, sur 200 m, du 15 mars au 11 novembre aux heures d’ouverture du Point Accueil du village.

L‘ensemble de la fortification présente une forme à peu près octogonale. Elle se compose des éléments suivants:

a) Deux portes, placées l’une au Nord, l’autre au Sud, qui, au XVIII siècle, étaient encore appelées, la première « lou portal d’Amoun », la seconde « lou portal d’Abal ». Chacune était surmontée d’une tour carrée, couronnée de mâchicoulis sur consoles à triple encorbellement.

La porte Nord, le portail d’Amont a gardé presque entièrement son aspect primitif, abstraction faite de la couronne de mâchicoulis dont le parapet a été privé de son crénelage.

b) Quatre tours rondes, la tour Raunier à l’angle Nord-Ouest, qui est la mieux conservée, la tour Auglan et la tour de la Cambière sur le côté Sud-Ouest, la tour des Conques à l’angle Nord-Est. La structure primitive de ces tours, qui étaient identiques à celles de l’enceinte de Sainte-Eulalie, est connue par la description du bail à besogne passé en 1442 dans cette dernière localité. Chaque tour comportait trois voûtes superposées (l’une à la base, la deuxième au niveau du chemin de ronde et la troisième servant de toit) et elle était défendue, non seulement par une couronne de mâchicoulis, mais aussi par des meurtrières de deux types, les unes nommées archères, pour les armes de jet traditionnelles, les autres, bombardières, pour les nouvelles armes à feu. Ce système mixte de défense s’explique par le fait qu’en ce milieu du XV siècle l’armement n’avait pas encore terminé sa mutation et qu’il relevait à la fois du Moyen Âge et des Temps Modernes: c’est ainsi qu’en lisant l’Inventaire de 1483 « Inventary de Vartilharié » nous constatons que si les défenseurs des remparts récemment construits disposaient d’arquebuses « colubrinas a crochet », ils utilisaient encore des arbalètes et même des fléaux d’armes « flagels. »

c) Une courtine surmontée d’un chemin de ronde protégé par un parapet où s’ouvraient quelques meurtrières. Plus bas, de petits logements pour guetteurs étaient aménagés dans l’épaisseur de la muraille. Un de ces postes de guet, avec ses banquettes latérales et sa baie ornée d’un arc en accolade, est encore bien conservé.

Le circuit du chemin de ronde passait à l’intérieur de chaque tour, et les défenseurs de ces tours pouvaient ainsi en interrompre l’utilisation, pour le cas où les ennemis auraient escaladé les courtines.

d) Des escaliers, également aménagés dans l’épaisseur de la muraille, permettaient d’atteindre rapidement le chemin de ronde, sans avoir à passer par les tours dont le système de défense était indépendant de celui de la courtine. Un de ces escaliers, placé à proximité de la porte Nord, est pratiquement intact.

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